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Paratriathlon : bien plus que des athlètes

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Charles Moreau durant le Championnat canadien de Kelowna où il a terminé en première position.
Photo: V.Gauthier
Les Coteaux —

Il y a trois ans, le Trifluvien Charles Moreau participait à son premier Championnat en paratriathlon dans l’espoir d’obtenir une place sur l’équipe nationale. À une année des jeux paralympiques de Londres, il remporte le Championnat canadien de Kelowna et termine quatrième aux mondiaux de Pékin, suivi de près au sixième rang par son confrère québécois Pierre Ouellet. Tous deux ont perdu l’usage de leurs jambes dans de fâcheux accidents, pourtant ils ne se sont jamais découragés et ont toujours cherché à s’investir à fond dans leur discipline.

Toute une équipe pour un sport en solo

Bien qu’il s’agisse d’un sport individuel, toute une équipe se trouve derrière le cheminement d’un paratriathlète, que ce soit avant ou durant les compétitions. Certains spécialistes ne donnent pas leur place: prothésistes pour les athlètes amputés, massothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues sportifs et on en passe.

Les athlètes ont aussi droit à deux aidants qui leur sont indispensables durant le parcours pour effectuer les transitions entre chaque discipline : de la nage, au vélo à main, jusqu’au fauteuil roulant. Les concurrents dans la catégorie des non-voyants doivent être accompagnés par une personne de même sexe durant le parcours et effectuer les mêmes épreuves, ce qui inclus le vélo en tandem.

Les dernières semaines ont été mouvementées pour les athlètes de paratriathlon Charles Moreau, originaire de Victoriaville, et Pierre Ouellet, de Québec. Mondiaux de Londres, nationaux de Kelowna et mondiaux de Pékin, le tout demande une bonne préparation et une grande rigueur à l’entraînement. « Tout au long de l’année, l'important c’est de surveiller notre nutrition, d’être le plus assidus possible à notre planification d’entraînement et de rester le plus disciplinés possible. Lorsque le budget le permet, c’est d’avoir deux ou trois camps d'entraînement pendant l’automne-hiver afin d’arriver le plus prêt possible au début de la saison de compétition qui débute vers le mois de mai », explique Charles Moreau.

À la recherche de commandites

Le parcours d’un athlète handicapé comporte des embûches supplémentaires. Le paratriathlon étant un jeune sport peu médiatisé, les commanditaires se font rares. Vincent Gauthier, entraîneur sur l’équipe nationale de paratriathlon et entraîneur-chef pour le Club de Triathlon Tri-O-Lacs, affirme que « ces athlètes se démarquent par leur histoire et par le courage et la détermination qu’ils ont à s’entraîner. Certaines compagnies aiment s’identifier à ces qualités ». Ce n’est toutefois pas le cas de toutes.

Cette situation risque de changer dès Rio de Janeiro 2016, pense Charles Moreau. Le défi financier que représente la pratique du paratriathlon sera amoindri par un support financier de la fédération nationale. Entre temps, cela demeure un souci pour les compétitions à venir. Pour Pierre Ouellet, c’est un questionnement constant : « Mon souci, c’est l’aspect budgétaire. Chaque année, ma question c’est : aurais-je l’argent pour faire toutes ces compétitions ? »

L’équipement à lui seul peu coûter plus de 20 000 $. Pour des athlètes de leur envergure, cet équipement doit être renouvelé en moyenne tous les deux ans. Ce sont là des coûts substantiels, sans compter les camps d’entraînements et les compétitions.

Un message d’espoir pour les jeunes

Quand on leur demande comment ils perçoivent leur participation au niveau international dans le domaine du sport, ils ont tous les deux une réponse bien similaire. Bien sûr, le désir de se dépasser en tant qu’athlète est présent, mais encore plus fort il y a toute cette détermination, cette envie de représenter un modèle de courage pour les gens qui sont dans la même situation qu’eux, mais aussi de montrer à tous qu’il faut avoir du courage et ne pas se laisser décourager par les épreuves. « Les habiletés physiques de ces athlètes sont incroyables et surpassent ce que pourraient accomplir beaucoup de gens n’ayant pas de handicap physique », estime l’entraîneur Vincent Gauthier. Ils souhaitent tous deux contribuer au développement du paratriathlon au Québec et dans le monde entier.

Depuis un bon moment, Pierre Ouellet donne des conférences dans les écoles. « C'est pour montrer aux jeunes, dit-il, que dans la vie, tu as toujours le choix, mais tu n'as rien pour rien. Les échecs sont là pour apprendre ». Ne jamais abandonner et regarder en avant, c’est son modus operandi.

Perspectives d’avenir

Le paratriathlon fera son entrée dans les jeux paralympique de Rio de Janeiro en 2016. D’ici là, c’est Londres qui intéresse nos athlètes. Charles Moreau orientera tous ses efforts vers le vélo à bras, désireux de se faire une place sur l’équipe nationale de paracyclisme. De son côté Pierre Ouellet tentera de réussir le chrono olympique en nage, ce qui lui permettrait à lui aussi une participation aux jeux paralympiques de 2012. D’ici là ils auront besoin de trouver tous les encouragements et le financement nécessaire pour aller au bout de leur rêve.

 

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