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L'année des coopératives s'ouvre en Abitibi-Témiscamingue

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Claire Bolduc, présidente de la coalition Solidarité rurale du Québec (SRQ), s'en est prise à la perte de contrôle des institutions, que ce soient l'État ou les structures coopératives, associatives et syndicales.
Photo: N.Falcimaigne
Rouyn-Noranda —

Était-ce le lancement national de l'Année internationale des coopératives ? L'Organisation des Nations Unies (ONU) marquait le lancement mondial lundi à New-York, en présence notamment de Hélène Simard, présidente-directrice générale du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, et de Monique Leroux, présidente du Mouvement Desjardins. Le lendemain, Mme Simard participait à Rouyn-Noranda au premier Forum régional coopératif, organisé par la Coopérative de développement régional (CDR) de l'Abitibi-Témiscamingue et le Pôle régional d'économie sociale. Plusieurs représentants nationaux et régionaux, des coopératives et des agents de développement, ont répondu à l'appel, dans la capitale du cuivre.

Pour Denis Martel et Mario Tardif, respectivement président et directeur général de la CDR, il était important de tenir le premier forum en Abitibi-Témiscamingue. « Nous souhaitions faire connaître les liens et la collaboration que l'on a avec le Pôle d'économie sociale, qui est une particularité spécifique à la région et qui nous permet de développer encore plus les valeurs d'intercoopération et d'économie solidaire », a souligné M. Martel.

« Pour notre région, le forum d'aujourd'hui met la table sur certains sujets, a ajouté M. Tardif. Mais notre souhait, avec les partenaires des MRC, c'est d'aller plus loin, plus en profondeur sur certains enjeux. » La CDR souhaite en effet tenir cinq forums territoriaux pendant l'année 2012, au terme desquels plusieurs projets coopératifs verraient le jour. Deux forums sont déjà au calendrier de l'an prochain. Leurs thèmes seront définis à partir d'une identification préalable des besoins et viseront à « démontrer que la formule coop peut être une solution ».

Urgence écologique et crise institutionnelle

En conférence d'ouverture, Le professeur Louis Favreau, titulaire de la Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC) de l'Université du Québec en Outaouais, a posé les balises du contexte auquel l'économie sociale et solidaire peut apporter une réponse. L'urgence écologique, qui a aussi fait l'objet d'un article complet sur le carnet du chercheur, s'est imposée comme un facteur global qui doit mobiliser la « force de proposition et d'interpellation à l'échelle planétaire » dont disposent les acteurs de l'économie sociale et solidaire. M. Favreau a tenu à souligner que ce secteur représente 10 % du produit intérieur brut (PIB), 10 % des emplois et 10 % de la finance mondiale (Babekew Ashagrie, OIT, 2011).

Autre moment fort, pendant la conférence de fermeture, Claire Bolduc, présidente de la coalition Solidarité rurale du Québec (SRQ), s'en est prise à la perte de contrôle des institutions, que ce soient l'État ou les structures coopératives, associatives et syndicales. « À commencer par l'État, qui oublie les solidarités qui ont conduit à constituer le Québec, c'est l'échec des institutions, qui ont perdu de vue ce pourquoi elles étaient là, leur mission, leur mandat, leur rôle et qui elles doivent servir », a laissé tombé celle qui habite la région du Témiscamingue, rappelant le rôle de vigilance qui doit être exercé par les citoyens et les membres de ces institutions.

Outils concrets pour les coopératives de la région

Le forum a surtout été l'occasion pour les coopératives de la région de se rencontrer et de participer à des ateliers concrets, entre autres sur des techniques de gestion, des perspectives de développement et des outils promotionnels. « Je me suis inscrit dans un atelier où on parlait de marketing et de développement d'outils pour mieux vendre, pour aller chercher de nouveaux clients. », a témoigné Maurice Duclos, directeur général de la Coopérative de solidarité du journal culturel de l'Abitibi-Témiscamingue, mieux connu sous le nom de L'Indice bohémien.

Tout en constatant que l'application concrète des principes énoncés en conférence d'ouverture n'était pas évidente, M. Duclos a tenu à souligner que L'Indice bohémien, en tant que coopérative, est à but non lucratif et imprime son journal sur un papier écologique (Eco pack). Le mode de distribution de l'édition papier, par points de chute, permet de rejoindre environ trois lecteurs par exemplaire, comparativement à 1,8 chez les hebdos distribués dans le publisac. Le créneau de spécialité (culture) fait aussi en sorte que le temps consacré à la lecture du journal soit plus de quatre fois supérieur. La coopérative de solidarité, fondée il y a deux ans, regroupe plus de 200 membres utilisateurs (annonceurs) et membres de soutien (lecteurs) et s'autofinance à 70 %.

Richard Grondin, directeur général de la Coop de solidarité multiressources L'Union de Laforce, a suivi l'atelier qui se déroulait en avant-midi et en après midi sur les techniques de gestion. « Ça nous a donné un coup de pouce, une formation pour nous aider à innover et à avancer. Ce que j'ai aimé, c'est qu'ils m'ont demandé un exemple dans notre entreprise, donc ils ont pris notre cas et ils m'ont donnée des pistes de solutions. » Sa collègue et conjointe Ginette Morin, présidente, a voulu en apprendre davantage sur les outils de promotions et les façons de se « faire connaître, de diversifier notre image. Il faut trouver quelque chose qui va être innovant, parce que c'est ça notre affaire : on innove beaucoup dans notre petite place. » Leur coopérative, qui exploite les produits forestiers non ligneux, qui fait de l'aménagement forestier et qui développe l'agriculture biologique et l'écotourisme dans une municipalité d'environ 150 habitants, soulignera son premier anniversaire le 12 novembre.

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