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Bonne journée!

Lettre - Nous sommes tous étudiants!

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Gabriel Anctil, écrivain.
Montréal —

Quel bonheur je ressens de voir ces étudiants qui par milliers se lèvent et marchent dans les rues du Québec. Ces jeunes à qui on reproche sans cesse de ne pas être politisés, de ne pas s’impliquer, qui nous renvoient aujourd’hui notre regard méprisant dans un miroir. Qu’ils sont beaux à voir avec leur espoir, leurs idéaux, leur volonté de construire un monde meilleur. Est-ce vrai? Est-ce que le vent printanier souffle et viendra réveiller ce gros ours québécois qui hiberne depuis trop longtemps? Je l’espère de tout mon cœur!

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans une université, c’était il y a près de 10 ans. Depuis, les petites concessions de la vie se sont accumulées et je me retrouve aujourd’hui obligé de payer le gros prix, avec intérêts, pour pouvoir offrir à mes deux enfants une certaine qualité de vie. Mon quotidien se déroule entre le bureau, la garderie, l’école, la maison, les factures qui s’accumulent et les soucis financiers. Bref, je suis un membre à part entière de cette merveilleuse classe moyenne!

Alors lorsque je vois la jeunesse se révolter contre le manque de vision du gouvernement et revendiquer son droit le plus essentiel: celui d’exister et d’incorporer la société avec les meilleurs outils possible pour l’enrichir, ça m’interpelle. Je me rallie à leur cause de tout mon être. Ils sont courageux et malgré les coups, ils avancent et m’inspirent à m’impliquer et à réfléchir. C’est déjà beaucoup!

Si nous désirons évoluer comme société, nous nous devons de tout miser sur l’éducation. C’est la base de la démocratie. Des citoyens mieux éduqués deviendront de meilleurs travailleurs, plus spécialisés, qui sauront se démarquer dans ce marché du travail mondialisé. De plus, ils deviendront des électeurs mieux avisés, qui exigeront plus et mieux de leurs dirigeants. Nous détestons-nous à ce point qu’on veuille risquer l’avenir de notre Québec, notre qualité de vie et nos possibilités de nous épanouir en augmentant les frais universitaires? Est-ce un risque qu’il faut prendre? Je me dis que si nous sommes assez riches collectivement pour nous payer un aréna de 400 millions dont l’utilité reste hypothétique, nous pourrions assurément renflouer les coffres des universités pour qu’elles puissent davantage répondre aux besoins des étudiants.

La société devrait toujours, mais vraiment toujours écouter sa jeunesse, celle qui est encore libre, qui a encore le loisir de réfléchir au monde qu’elle veut bâtir. C’est toujours elle qui provoque des changements positifs dans les sociétés (on n’a qu’à penser au récent printemps arabe ou au Québec des années 60 et 70). C’est elle qui s’oppose aux puissants parce qu’elle n’a rien à perdre, rien à gagner, parce qu’elle n’est pas encore corrompue. Et si elle en vient à devoir bloquer des ponts pour se faire entendre, c’est peut-être parce que le gouvernement refuse de l’écouter, de lui parler. Ce refus de dialoguer est aussi une forme de violence. La plus méprisante qui soit.

Il faut prendre position. Et je prendrai toujours position avec ceux qui croient que nous pouvons être meilleurs et qui voient l’avenir comme un grand chantier de possibilités. Tous les créateurs de la société, les artistes, les enseignants, les bâtisseurs de demain, les étudiants d’aujourd’hui, les travailleurs essoufflés, les concernés, les découragés, tous devraient mettre l’épaule à la roue et placer leur espoir en cette belle jeunesse qui s’implique et se lève. Donnons-nous la main pour qu’un vent de fraîcheur emporte le Québec dans un printemps nouveau, pour qu’on puisse rêver d’un Québec qui appartiendra entièrement à nos enfants, un Québec où ils pourront s’épanouir et où ils auront la possibilité de construire une société à leur image. Enlevons nos œillères et misons sur l’avenir. Nous sommes tous étudiants!

Gabriel Anctil, écrivain.

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