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Forum coopératif de Chaudière-Appalaches - Répondre à la crise par la démocratie

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Les participants ont pu découvrir des exemples concrets d'initiatives coopératives qui changent le monde dans les communautés.
Photo: Pierre-Luc Laganière
Québec —

Dans quelques jours, 2200 dirigeants de coopératives et de mutuelles, chercheurs, représentants d'organisations internationales et de gouvernements de partout sur la planète se réuniront à Lévis et à Québec pour le Sommet international des coopératives. Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sur lesquels ils se pencheront feront écho à ceux des Forums régionaux qui se sont tenus au Québec pendant l'Année internationale des coopératives 2012. Le 19 septembre dernier, se tenait à Saint-Henri-de-Lévis celui de la région de Chaudière-Appalaches, organisé par la Coopérative de développement régional (CDR) Québec-Appalaches.

 

«C’est parce que ça va mal dans le monde», laisse tomber Louis Favreau en conférence d'ouverture. «Vous savez qu'il y a 175 pays dans le monde qui vivent dramatiquement la crise dont on parle. Et nous aussi, on a les effets et on pourrait les avoir les effets encore plus brutalement dans les prochaines années. Il faut donc être vigilant.» 

Cette crise qu'il compare à celle des années 1930, avec en trame de fond l'érosion des acquis sociaux et la «montée d’un capitalisme financier qui est boursier. Les multinationales du pétrole et du gaz, les grandes banques, on sait que c’est là que se pose le problème: les entrepreneurs qu’ils soient privés ou non, n’ont pas le gros bout du bâton, c’est les grands actionnaires qui contrôlent leurs entreprises. Certains parlent d’une dictature des actionnaires, et c’est aussi la dictature du court terme.» Un court terme alarmant, qui sonne l'urgence écologique, cause et conséquence de la crise économique et sociale. 

Au Québec, la montée des inégalités se manifeste entre les régions, affirme le chercheur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). «Certaines s’enrichissent, d’autres s’appauvrissent, et ça c’est un problème majeur. La solution, c’est un développement durable, durable dans le sens de croisement en l’économie et l’écologie et dans le sens habituel, des entreprises qui durent dans le temps.» Et ces entreprises, pour M. Favreau, sont les coopératives.

C'est aussi l'avis de Francine Ferland, présidente de la Fédération des Coopératives de développement régional du Québec et de la CDR Québec-Appalaches. «On est en train de changer le paradigme que tout doit passer par l’économie, les rendements trimestriels, les actions à la bourse et tout ce qui tourne autour du signe de piastre peuvent être ramenés vers les gens et leurs besoins.» 

Coopérer face à l'austérité

L'atelier Développement social et services à la personne a permis aux participants de découvrir un exemple concret: comment peut-on utiliser la coopération afin de maintenir une qualité de vie dans nos communautés?

À l'ère des politiques d'austérité, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la région de Thetford a été poussé par le gouvernement à prendre la décision de fermer un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). «On ne s’est pas fait d’amis à ce moment-là, témoigne Stéphane Marcoux, chef à l'administration de programmes au CSSS. Pendant qu’on dit que notre population vieillit, nous autres, on ferme des lits.» C'est aussi l'apport économique des 55 employés qui était en jeu au village.

Un comité de relance a été mis en place, initié par les acteurs économiques et sociaux, pour mettre en place une coopérative de solidarité. «Ce comité a demandé d'agir en tant que fiducie, refusant que ce processus aille au privé et que ces gens ramassent la bâtisse, fassent de l’argent et que la communauté paie pour cela. Ils ont été un chien de garde très important dans la transformation.»

Un an plus tard, la bâtisse est pleine: 21 places en garderie, un point de services du CLSC, seize places occupées par le CRDI en location, quinze places en ressources intermédiaires et quatre places en résidence privée. «On a même pu maintenir le nombre d’employés», se félicite M. Marcoux. 

S'affirmer comme solution

Ces réussites de démocratie spécifiques, locales, pour contourner les effets de la crise globale, sont encore trop discrètes, pense Louis Favreau. Interrogé sur le positionnement politique des coopératives, il rappelle la Conférence internationale qui a réuni 600 personnes à Lévis en septembre 2010.

«Pendant un an, se souvient-il, on a mis cela en place et la moitié des gens du mouvement n’y croyaient pas. Ils étaient plutôt passifs, et peu à peu, ça a débloqué. On a réussi, et les gens étaient très fiers de cet événement. On ne parlait pas business, on parlait de projet de société. C’est quoi un projet de société du mouvement coopératif? Quelques grands axes se sont mis en place, comme le renouvellement de l’État social, le développement durable et solidaire des communautés, la solidarité internationale Nord-Sud, et essayer de répondre à l’urgence écologique

Une simple amorce, qui a déclenché une réflexion chez certains groupes comme dans la Caisse d’économie solidaire Desjardins et le Groupe d’économie solidaire du Québec, le GESQ. Un an plus tard, souligne M. Favreau, le GESQ présentait une plateforme plus concrète avec cinq volets et vingt propositions. «Le mouvement coopératif et le mouvement syndical n’en ont pas dit un mot pendant les élections. Ils ont raté une occasion d’aller plus loin que ce qu’on avait pu faire depuis Lévis 2010. J’espère que suite à l’ensemble des Forums coopératifs régionaux, il pourrait se passer quelque chose pour que l’ensemble du mouvement réfléchisse à nouveau sur les vingt propositions, qui sont concrètes pour le développement économique et social soutenable du Québec dans les dix prochaines années.»

L'après 2012

L'après 2012, pour Pierre-Luc Bonneville, directeur général de la CDR Québec-Appalaches, sera l'ouverture et le rayonnement. «En 2012, je pense que l’éclairage était sur le monde coopératif, ça nous a permis de faire des évènements, les partenaires sont venus nous voir, sont venus parler de coopération. Je pense que l’après 2012, c’est le monde coopératif qui ne parle plus de lui-même mais qui va parler dans les autres milieux, qui va aller dans les différents réseaux dire: "Regardez, vous avez entendu parler de nous, maintenant c’est à nous de vous aider et de faire rayonner le monde coopératif dans la population en général."»

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