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Porteur de paroles

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L’espace public est de plus en plus privatisé et cela brime la démocratie. «Quand les gens manifestent, ils le font dans la rue, parce que ça n’appartient à personne et c’est logiquement ouvert à tous», affirme Benjamin Cohadon, de la SCOP Le Pavé.
Photo: SCOP Le Pavé
Montréal —

Comment peut-on sensibiliser la population au politique et aux enjeux de société sans avoir l’impression d’être un vendeur d’aspirateur? La technique du «porteur de paroles», qui remet le débat sur la place publique, est un bon moyen. Formés par la SCOP Le Pavé, une coopérative d’éducation populaire française, Benjamin Cohadon et Lionel Barbot étaient, les 19 et 20 octobre, au Centre d’éducation pour adultes (CEDA), dans le quartier Saint-Henri à Montréal, pour y donner un atelier sur le porteur de paroles.

Le porteur de paroles est un outil qui sert à discuter d’enjeux sociaux carrément sur la rue. Le principe est simple. On affiche une question d’ordre sociale sur un grand panneau en plein milieu d’un lieu public ou de la rue. Ensuite, on discute avec les passants sur ce sujet pour connaître leur opinion. Lorsque les opinions sont frappantes, elles sont inscrites sur des papiers suspendus à une ficelle, en plein milieu du dispositif. Ainsi, des personnes s’arrêtent pour lire les opinions des autres et discuter, non seulement avec les organisateurs, mais aussi entre eux. «Après 45 minutes, on peut souvent aller s’asseoir dans le café en face et laisser le dispositif rouler tout seul. Les gens débattent sans que vous soyez là» explique Benjamin Cohadon.

Le porteur de paroles est donc surtout axé sur les réponses des passants. Le but est de réinvestir l’espace public en espace politique. «Pas dans un sens militant ou partisan. Il faut intéresser les gens et les faire participer, que chacun puisse exprimer ses opinions et qu’il y ait le plus d’opinions possibles», précise M. Cohadon. En d’autres mots, c’est un instigateur de débat. Le porteur de paroles sert à avoir une vraie discussion et n’est pas un outil de mobilisation ou de propagande. «On veut que les gens nous disent réellement ce qu’ils pensent», ajoute M. Cohadon.

Est-ce que ça fonctionne? «On se rend compte que les gens veulent vraiment beaucoup parler sur toutes sortes de sujets», constate Benjamin Cohadon. Un porteur de paroles peut être sur n’importe quel enjeu de société. Un exemple d’un bon porteur de paroles qu'il a expérimenté se nommait: Je vote comme mes parents. «Les gens venaient beaucoup nous parler. Ça nous a permis d’en apprendre énormément sur leur vision du vote», dit-il.

Relancer la démocratie

Selon M. Cohadon, l’espace public est de plus en plus privatisé et cela brime la démocratie. «On transforme les places publiques en terrasses de lieux privés et ça, quand on y pense, c’est déjà discriminatoire parce qu’il faut toujours se rencontrer dans un lieu où l’on doit consommer et ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de toujours acheter.» Parce qu’au bout du compte l’espace public, la rue, est le lieu par excellence pour faire vivre la démocratie, explique-t-il. «Quand les gens manifestent, ils le font dans la rue, parce que ça n’appartient à personne et c’est logiquement ouvert à tous.»

L’objectif de la SCOP Le Pavé est simple mais ambitieux. «On veut faire de l’éducation populaire au politique et à la démocratie la base  de la participation citoyenne», explique Benjamin Cohadon. Pour eux, le simple fait de voter ne représente pas la démocratie. Il faut une plus grande implication de la population dans la vie politique, notamment au niveau de la discussion. Le porteur de paroles s’inscrit dans ce mandat. «Il ne faut pas avoir peur de parler de politique. C’est une délibération qui est longue, mais il faut persuader les gens que ce processus est nécessaire», conclut M. Cohadon.

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