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Bonne journée!

Coopérative de solidarité de l'Auberge Petite Nation

Pied de nez à la morosité

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Histoire de défier la grisaille ambiante, le P’tit Café de l’Auberge Petite-Nation fonce avec une programmation azimutée. Fred Fortin sera encore du nombre cette année.
Photo: Sue Mills www.suemillsphotography.com
Saint-André-Avellin —

Faisant flèche de tout bois, la Coopérative de solidarité Auberge Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, a décidé de combattre la grisaille par l’effervescence, à savoir mettre le feu aux poudres et, d’un même allant, esquisser un bien joli pied de nez à la morosité économique ambiante. Elle surenchérit en effet cette année et, pour son P’tit Café, mise sur une programmation hiver-printemps 2013 pour le moins détonante, alliant grands noms de la scène musicale, artistes de la relève, cinéma engagé et peinture en direct, et ce, malgré un bilan financier qui en découragerait plus d'un.

En seulement trois ans d’opération, le P’tit Café de l’Auberge Petite-Nation s’est acquis une telle notoriété parmi les artistes «qu’il y en a qui appellent d’eux-mêmes pour se produire chez nous!», commente Yves Destroismaisons, président du conseil d'administration (CA) au cours de l’Assemblée générale qui a, en ce 21 novembre frileux, attiré un sixième de ses membres, soit un peu plus de quarante personnes!

«Tant mieux si les artistes aiment venir chez nous, explique Dominic Rozon, directeur et cofondateur de l’Auberge, parce que c’est ça qui fait vivre son P’tit Café. Et si nous sommes en situation difficile, continue-t-il, serein, il n’y a rien là d’extraordinaire. Ça n’a aucun rapport avec nous, c’est le contexte économique ambiant et le fait que quelques subventions sont arrivées à échéance. Notre situation est normale pour une entreprise qui commence... Ça va se placer. Je suis très confiant. Et puis, l’Auberge va bien, elle, continue-t-il. On a changé le statut d’auberge de jeunesse en auberge tout court parce que ça faisait peur à une certaine clientèle et ça a bien marché. Les chambres privées offrent maintenant literie, serviette et savon. On a vendu 1805 nuitées en 12 mois. Plus que l’an dernier!»

Ça craque ou ça casse

Prenant donc le taureau par les cornes, et ce, malgré des performances pour l’année 2012 tout au plus passables, l’Auberge, loin de réduire son offre, la bonifie et met même les bouchées triples. «Une fois qu’il n’y a plus rien à couper, explique Michel Dugas, trésorier, il faut bien se rabattre sur autre chose!» Il faisait référence à la décision «héroïque» prise par Dominic Rozon, directeur, et Joëlle Ritchie, secrétaire, de réduire leur salaire pour un an, le temps que la situation se redresse, et ce, malgré l’avis contraire de leur CA.

«On ne pouvait plus couper dans nos heures, ça réduirait nos services. Mais on pouvait couper dans notre salaire. On le fait volontairement et seulement temporairement, confirme Dominic Rozon. Et puis ce n’est qu’une mesure parmi d’autres. On planifie aussi finir le grenier, ce qui augmenterait le nombre de lits. On pense à demander des commandites, offrir des forfaits corporatifs, augmenter les tarifs.»

Une programmation hardie

Le P’tit Café, qui a accueilli l’an dernier 61 concerts, 40 soirées thématiques et 42 événements privés, offre donc maintenant deux nouveaux volets: Cinéma Politica, qui présentera, en collaboration avec Cinémaboule, des films à saveur engagée; et des soirées Peinture en direct, organisées par Yan Marchildon le graphiste de l’Auberge.

Les spectacles triés sur le volet par Les Mélomanes de la Petite-Nation continuent de plus belle et présentent cette année, entre autres, Soraya Benitez et Marie-Jo Thério au piano. Le reste de la programmation musicale n'a rien d'ordinaire puisqu’on pourra y entendre 20 groupes et artistes, tous genres confondus, dont Bob Walsh, Adamus, Avec pas d’casques, Martin Léon, Stephen Faulkner, Fred Fortin, et d'autres, tous dans le même panier à délices.

Quelle méthode pour garder le cap, malgré la crise qui perdure? «Prendre des risques, investir au bon endroit et pelleter vers l’avant», explique Dominic Rozon. Traduction: oser, foncer et penser grand. Mais surtout, multiplier les rendez-vous avec les membres en leur offrant une ribambelle d’activités culturelles branchées tous azimuts dans une «ambiance intime, le tout appuyé par une sono professionnelle de haut niveau. Les spectacles ne nous donnent pas d’argent directement même s’ils ont généré 300000$ en cachets aux artistes. Mais ils attirent les clients qui consomment nos produits, à 70% locaux, soit dit en passant. Avec l’autoroute 50 à nos portes, on a de plus en plus de visiteurs de l’extérieur», ajoute Dominic Rozon.

Bref, pour suivre le rythme : aubergepetitenation.org.

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