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Hydrocarbures dans le Saint-Laurent

Le processus de consultation est dénoncé

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Selon le rapport, une marée noire dans le golfe pourrait affecter un vaste territoire, entre autres à cause des courants du golfe et des espèces qui sont mobiles, et toucher les côtes. Mais, les consultants d'AMEC concluent qu'il est peu probable qu’un tel déversement puisse avoir lieu.
Photo: Christine Gilliet
Les Escoumins —

Le projet d'implanter une industrie d’exploitation de gaz et de pétrole dans le golfe du Saint-Laurent représente un enjeu majeur pour les cinq provinces côtières et des risques pour l'environnement. Un volumineux rapport préliminaire de l’évaluation environnementale stratégique de la partie terre-neuvienne du golfe, réalisé par une firme de consultants, vient d'être publié. La zone étudiée à l'ouest de l'ile de Terre-Neuve inclue le site du gisement potentiel baptisé Old Harry. Le public doit le commenter d’ici le 5 août, un temps jugé trop court par la Coalition Saint-Laurent et le maire des Îles-de-la-Madeleine qui réagissent vivement. Les appels d’offres aux compagnies d’exploration ont été lancés avant que ce rapport soit achevé.

C’est sur son site Internet que l'Office Canada-Terre-Neuve des hydrocarbures extracôtiers a publié le 21 juin dernier l’ébauche du rapport de mise à jour de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) qui concerne la zone côtière et une partie du golfe à l’ouest de l’île de Terre-Neuve. Cette zone étudiée comprend le gisement potentiel d’hydrocarbures Old Harry, situé à 80 km au nord-est des îles de la Madeleine et à cheval sur la frontière entre les provinces de Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Pour la zone extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador, l'Office gère les hydrocarbures au nom du gouvernement du Canada et du gouvernement provincial, notamment la délivrance de permis pour des projets d’exploration et d’exploitation pétrolière et gazière. La présente mise a jour de l’ÉES de 2005 (révisée en 2007), menée par la firme de consultants AMEC, vise à éclairer les futures décisions de l’Office pour la délivrance de ces permis en prenant en compte les questions environnementales et les mesures d’atténuation des impacts de cette industrie sur l’environnement et les activités socioéconomiques dans le golfe.

L’Office soumet ce rapport au public qui doit analyser les 700 pages et rédiger ses commentaires en six semaines, en pleine saison estivale. «Après une publication en sourdine de ce rapport, le processus de consultation est un peu indécent», déclare Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent. Les travailleurs saisonniers du tourisme et de la pêche, qui sont les principaux intéressés, sont dans une période de travail intense. Quant aux citoyens, ils sont en vacances ou à la campagne. C’est le meilleur temps pour ne pas obtenir de participation du public.» Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, pense également que le délai est trop serré et a demandé, par une lettre adressée à l’Office, de reporter de trois mois la date limite du dépôt des commentaires.

L’appel d’offres

En mai dernier, l’Office a lancé un appel d'offres aux compagnies pétrolières pour cette région, bien avant que l’ÉES ne soit bouclée. Ceci en dépit de la recommandation émise en 2012 par le commissaire fédéral à l'environnement et au développement durable, Scott Vaughan, d’attendre que toutes les informations soient colligées avant de vendre des permis d’exploration.

«C’est prématuré, poursuit Sylvain Archambault. À la lecture du rapport, on constate que tout le secteur terre-neuvien pourrait être qualifié de sensible, avec des zones biologiques fragiles, qui sont aussi cruciales pour la pêche commerciale au homard, à la morue et au sébaste. C’est un mauvais message lancé à l’industrie pétrolière, comme s’il n’y avait pas de problème, et qu’elle pouvait aller de l’avant.»

Créée en novembre 2010 — quelques mois après la marée noire dans le golfe du Mexique —, la Coalition Saint-Laurent regroupe 80 organismes et quelque 4600 personnes. Elle réclame un moratoire interprovincial pour les activités pétrolières et gazières sur l'ensemble du golfe du Saint-Laurent. Elle considère ce temps de pause indispensable à l’évaluation globale des impacts de cette industrie sur cette petite mer semi-fermée, dont les écosystèmes sont reconnus complexes avec plusieurs espèces marines en péril. Particulièrement inquiète de la prise en compte morcelée du golfe, elle demande d'instaurer une gestion intégrée de ses eaux par les cinq provinces riveraines concernées.

Les commentaires de la Coalition Saint-Laurent

Après l’analyse des différentes sections du rapport, la Coalition Saint-Laurent estime que cette partie du golfe est peu propice aux activités pétrolières. Elle livre ses recommandations à l’Office dans un document disponible pour le public qui pourra s’en inspirer pour ses propres commentaires.

Les connaissances actuelles présentent des lacunes et les mesures d’atténuation des impacts sur l’environnement sont incertaines. En cas de déversement pétrolier majeur, la Coalition considère que les moyens d’intervention dans le golfe sont faibles, tout comme la limite financière fixée aux compagnies en termes de responsabilités. Selon le rapport, une marée noire dans le golfe pourrait affecter un vaste territoire, entre autres à cause des courants du golfe et des espèces qui sont mobiles, et toucher les côtes. Mais, les consultants d'AMEC concluent qu'il est peu probable qu’un tel déversement puisse avoir lieu.

Le porte-parole de la Coalition pointe la section «Sommaire et conclusion», laissée vide par les auteurs. L’Office y a apposé une note, qui se lit presque comme une notice légale, indiquant que les recommandations sont reportées à l’automne prochain pour être intégrées à la version finale du rapport de l’ÉES. «Mais le public n’aura aucun moyen de se faire entendre sur ces recommandations, potentiellement de grande importance pour l’avenir du golfe, car aucune autre période de consultation n’est prévue», explique Sylvain Archambault.

Du côté du Québec

Pour la partie québécoise du golfe, un moratoire est instauré depuis 1998. Une évaluation environnementale stratégique (ÉES2), commandée en 2009 à la firme Génivar par le gouvernement de la province, aurait dû livrer ses résultats pour l’automne 2012. Mais un délai a été accordé à Génivar et la nouvelle date de livraison de l'ÉES2 reste inconnue. Cette étape est décisive, car le gouvernement, qui se déclare favorable à l’implantation de cette nouvelle industrie dans le golfe, pourrait lever le moratoire.

En 2010, le gouvernement québécois a décrété l’interdiction d’explorer et d’exploiter les hydrocarbures dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent, de l'île d'Orléans jusqu’à la pointe ouest d’Anticosti (l'île se trouvant donc ainsi hors de cette zone d'interdiction). Cette décision est intervenue d’après les conclusions de l’ÉES conduite dans ce secteur. Il a été établi que l’estuaire et ses écosystèmes sont complexes et fragiles et que les activités pétrolières présentent un risque pour les espèces marines, pour la pêche commerciale, les activités touristiques et socioculturelles. L’interdiction s’est ensuite prolongée dans la partie fluviale du Saint-Laurent.

La ministre des Ressources naturelles, Mme Martine Ouellet, a lancé il y a quelques jours la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui se déplacera dans les régions de la province du 4 septembre au 9 octobre 2013 pour tenir des consultations publiques. Elle invite «les Québécois et les Québécoises à s'engager dans une réflexion collective visant à définir la nouvelle vision du Québec en matière d'énergie».

 

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Sur le site de Radio-Canada: Entrevue de Sylvain Archambault de la Coalition Saint-Laurent (7 min 40) (la Coopérative de journalisme indépendant n'est pas responsable des contenus externes)

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Commentaires

Loin de la-Mecque de la démocratie et de la science.

Toutes leurs rencontres sur la Côte-Nord furent dénoncées... Des Innus aux chambres de commerce (Basse-Côte et celle de la Minganie) en passant par les pêcheurs, le tourisme et j'en passe. Format des "consultations" (divise les citoyens, on doit Imposer le partage en groupe), manque d'info en français, manque d'études en profondeur, etc. L'AMEC l'avoue elle même qu'elle n'a pas le financement adéquat.

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