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Projet de coopérative Valhalla à La Prairie

Semer des earthships en banlieue

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Vivian Kaloxilos et Philip Zoghbi, membres du projet coopératif Valhalla, faisaient partie des 75 bénévoles qui ont notamment préparé les repas lors de la Convergence.
Photo: Nicolas Falcimaigne
Frelighsburg —

Un groupe de permaculteurs installe une communauté écologique dans une paisible banlieue de Montréal. Quoi de mieux pour illustrer l’effet de bordure, thème de la Convergence de la permaculture du Nord-Est de l’Amérique, qui s'est tenue cet été à Frelighsburg? En exploitant les contrastes et les différences entre le mode de vie banlieusard et le leur, les fondateurs du projet coopératif Valhalla souhaitent contribuer à diffuser les principes de la permaculture auprès du grand public.

Le but, c’était de faire de la permaculture et du mode de vie durable un mouvement de masse, expliquent Vivian Kaloxilos et Philip Zoghbi, participants et membres en devenir de ce projet appelé Valhalla, présents à la Convergence 2013.

Il y a à peine un an, à La Prairie, banlieue tranquille à vingt minutes de Montréal, six personnes ont acheté une terre de cinq acres. Marc Coppola, Marty Nas, Germ Dee, Greg Hunt, Jordan Lejuwaan et Lawrence Miglialo ont commencé à planifier l’implantation de Earthships, bâtiments écologiques faits de matériaux récupérés, en commençant par une école et un centre communautaire.

Plus tard, il est question d’un écovillage complet, mais cela soulève des problèmes de zonage.

S’ils reconnaissent avoir des défis à relever pour lever les obstacles juridiques, notamment auprès de la ville, c’est surtout leur intégration dans le voisinage qui les préoccupe. «On a invité les voisins à souper il y a quelques mois, pour leur parler de ce qu’on fait, entendre leurs préoccupations et y répondre, affirme Mme Kaloxilos. Je pense qu’on a commencé à tisser des liens d’amitié, surtout avec les enfants, qui veulent venir jardiner avec nous. Il faut les impliquer. C’est pourquoi on s’est installés près de Montréal. Les politiques et les modes se forment dans les centres urbains et se diffusent ensuite. Il ne faut pas isoler les connaissances dans les communautés et les écovillages éloignés des grands centres.»

«Si tu prends le temps de démystifier les choses avec les gens dans la banlieue concernant la permaculture, au lieu de nous voir comme des hippies, ils nous voient comme des gens sérieux qui ont des projets sérieux, qui veulent apporter des
changements dans la société»
, ajoute M. Zoghbi.

La coop pour la bordure

Il est prévu que Valhalla devienne une coopérative dont les membres auront, en plus du droit de vote, une portion de la terre et des actifs qui s’y trouvent. «C’est une façon de répartir le pouvoir à l’horizontale», souligne Vivian Kaloxilos.

«Même si on a des visions complètement différentes sur certaines choses, qui créent, oui, parfois, des petites étincelles, concède Philip Zoghbi, consi-dérant qu’on a le même but commun, ça fonctionne toujours à la fin. On trouve des solutions et ensemble on peut faire des choses merveilleuses parce qu’on a tous des expériences différentes.»

«La permaculture, c’est le soin de la terre, le soin des gens, et le partage équitable. C’est toujours une adaptation de vivre en communauté. C’est difficile d’être là pour tout le monde et de donner ce qu’on a de bon, notre effet de bordure. À Valhalla, il y a un grand effet de bordure: parmi les fondateurs, il y a des gens de marketing, d’affaires, d’internet, de réseaux sociaux, et d’autres plutôt issus du milieu permaculturel et écologique, comme Philip et moi, explique Mme Kaloxilos. Sans eux, je ne pourrais pas le faire, et sans moi, leur vision de créer un écovillage ne pourrait pas se réaliser non plus.»

Guérir la terre

La terre était auparavant utilisée pour la culture de soya et de maïs génétiquement modifiés (OGM). Les deux membres de Valhalla confient qu’ils sont en train de mener des recherches pour trouver comment ramener à la vie les terres et l’eau détruites par les herbicides et les pesticides. «Nous voulons remettre l’économie au service des gens», conclut Philip Zoghbi.

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