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Consultation sur le journalisme indépendant

L'union fait l'indépendance

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«Je n’ai pas envie d’aller à TVA, ni chez Québécor en général. Et je me disais: pourquoi pas un regroupement de journalistes qui auraient un œil, un regard critique?» - Matthieu Max-Gessler, Trois-Rivières
Photo: Nicolas Falcimaigne
Rouyn-Noranda —

Difficile de lutter contre l’extrême concentration des médias que connaît le Québec, et encore plus depuis l’annonce en décembre dernier de la cession de tous les hebdos de Québecor à TC Média. Si certains demandent une intervention d’urgence de la part du gouvernement, nombreux sont ceux qui prônent un regroupement des journalistes et des médias indépendants.

«Il est temps que le gouvernement se penche sur la question de la convergence, prévient Serge Blondin, éditeur du journal indépendant de Saint-Jérôme, Le Point d'impact. Le Québec est un tout petit milieu francophone perdu en Amérique, on a une culture à préserver et les journaux jouent un rôle important dans l’économie des régions. Il y a plein de sujets dont ils ne parlent pas dans les groupes convergents parce qu’ils ont des intérêts particuliers à défendre, et d’un autre côté, parce qu'ils se partagent les annonceurs. Dans ce contexte, ça devient de plus en plus difficile de survivre pour les médias indépendants, et sans une intervention de l’État, je vois mal comment ça pourrait aller mieux.»

Une réglementation qui devrait se traduire par une loi anti-conglomérat, croient certains.

«Du moins, le gouvernement devrait  intervenir afin que, lorsqu’il y a fusion de salles de nouvelles, les conglomérats ne puissent pas couper des postes, estime Normand Forgues-Roy, journaliste rencontré à Gatineau. C’est sûr que la tentation, c’est d’envoyer un seul correspondant couvrir la colline parlementaire pour tous les titres du groupe. Mais que deviennent tous les autres? Les conglomérats devraient avoir l’obligation de les envoyer couvrir l’information en région, par exemple. Là, on commencerait à avoir plus de diversité.»

Plateforme web d’informations interrégionales

Parmi les cinquante-et-une recommandations du rapport de 2010 du Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec, sa présidente Dominique Payette soulignait la nécessité de créer une plateforme web d’informations interrégionales qui serait pilotée par Télé-Québec et qui permettrait de donner du souffle aux journalistes et aux médias indépendants en région.

Une plateforme que plusieurs intervenants, durant la tournée, ont appelé de leurs vœux, regrettant que ce qui aurait dû normalement voir le jour en 2012 soit encore sur la glace.

«Toutes les régions ont le même problème, on ne parle d’elles dans les médias nationaux que pour les faits divers, regrette Jean-François Tapp, citoyen très engagé à Gaspé. De nombreuses régions du Québec se sont donc donné des médias régionaux alternatifs pour mieux véhiculer leur information. Pourquoi ne pas les regrouper pour leur donner plus de visibilité? Télé-Québec travaille sur ce dossier… mais ça fait longtemps maintenant.»

Maurice Giroux, journaliste à MédiaSud, va dans le même sens. «Ça nous offrirait une nouvelle source de revenus, avance-t-il. Et si minime soit-elle, c’est toujours bon à prendre dans le contexte dans lequel nous évoluons et nous sommes déçus que ce projet ait été remis à plus tard.»

En pleine campagne électorale, le Parti québécois avait en effet annoncé qu’un budget de 10 millions $ serait alloué à ce projet. Même s’il n’est plus question d’y investir autant d’argent, le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Maka Kotto, a affirmé sa volonté de mettre la plateforme sur pied.

Franchir des obstacles

Dans un même ordre d’idées, d’autres prônent une autre forme de regroupement, en coopératives cette fois. Coopératives de journalistes et/ou de médias indépendants, qui permettraient d’être de véritables alternatives aux conglomérats en termes notamment de conditions de pratique, de rémunération, etc. Elles permettraient aussi de mutualiser les dépenses pour obtenir des services juridiques, par exemple.

«J’aime beaucoup le principe des coopératives d’information, affirme Matthieu Max-Gessler, journaliste à Trois-Rivières. Quand j’ai terminé mes études, je me suis dit: qu’est-ce que je fais? Je ne veux pas rester à Montréal. Si je retourne à Trois-Rivières, il y a moins de choix que dans les grands centres urbains. Je n’ai pas envie d’aller à TVA, ni chez Québécor en général. Et je me disais: pourquoi pas un regroupement de journalistes qui auraient un œil, un regard critique?»

La coopération peut aussi permettre de s'offrir des services. «Si on est une coopérative et que c’est la coopérative qui fournit des services, des avantages, peut-être que chaque journal indépendant, chaque journaliste indépendant, peut en bénéficier, suggère Maryse Labonté, directrice générale de l'Indice bohémien, à Rouyn-Noranda.

«Quand les enjeux sont difficiles, souvent la solidarité des gens peut permettre de franchir les obstacles, croit Dominic Deschênes, directeur de la Coopérative de développement régional (CDR) Saguenay-Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec, rencontré à Saguenay. Le regroupement sous forme de coopérative n’est certainement pas la panacée, mais ça peut probablement aider à surmonter certains types de problèmes.»

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