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Consultation sur le journalisme indépendant

Réalités régionales et «journalisme citoyen»

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Alec Gordon, journaliste à CBC North, montre une édition d'Atuaqnik, le journal démarré avec Wiliam Tagoona à Kuujjuaq pendant les années 1980.
Photo: Nicolas Falcimaigne
Kuujjuaq —

Si certaines régions du Québec, comme le grand nord, sont en pénurie de journalistes, dans d’autres, les journalistes professionnels se voient dans l’obligation de travailler à distance pour des titres montréalais, faute de trouver du travail sur place ou parce que les hebdomadaires régionaux font de plus en plus souvent appel au «journalisme citoyen» par soucis d’économie. Dans ce contexte, de nombreuses voix s’élèvent pour demander la mise sur pied d’une formation aux médias et au rôle des journalistes professionnels dans la société, pour tous les élèves du secondaire, voire dès le primaire.

William Tagoona est un Inuk de Kuujjuaq. Arrivé au journalisme par hasard et aujourd'hui à la retraite, il a fondé un journal financé par le gouvernement régional.

«Cet argent a été débloqué parce qu’il n’y avait aucun média au Nunavik à l’époque. Nous avions une petite équipe, et puis j’ai décidé de quitter, et avec moi un autre collègue, explique-t-il. Nous nous sommes alors rendu compte que nous formions un groupe qui tenait parce qu’il y avait un lien de cœur. Petit à petit, tout le monde est parti et personne n’a repris le flambeau. Il n’y avait pas de journalistes pour le faire. Le journal a périclité, pas pour des questions de financement, mais par manque de professionnels sur place.»

William Tagoona estime notamment que dans les communautés autochtones, le métier de journaliste est considéré comme «une job de Blanc» parce que l’esprit critique n'est pas valorisé dans la culture des inuits. Un constat confirmé par Sophie Keelan, qui a traduit notre entrevue avec le journaliste Norman Snowball, correspondant de CBC North unilingue inuktitut, à Kangiqsualujjuaq: dans une culture de survie, le consensus est primordial.

Le métier ne serait pas non plus assez rémunérateur comparé à d’autre opportunités que pourraient avoir les jeunes, notamment avec le développement du Plan Nord.

«Il n’y a pas assez de journalistes inuit, l’information qui nous concerne est donc principalement fabriquée par des journalistes du sud, résume William Tagoona. Or, notamment en ce qui concerne le Plan Nord, nous devrions pouvoir donner notre propre lecture, afin de percer les silences du gouvernement.»

Journalistes professionnels et «journalisme citoyen»

«Le regroupement des médias dans les Laurentides fait en sorte qu’il n’y a plus d’emplois, explique Serge Blondin, propriétaire du journal indépendant le Point d’impact à Saint-Jérôme. Le "journaliste citoyen" est partout. Il est prêt à donner ses photos pour faire parler de lui, se désole-t-il. J’étais sur un incendie la semaine dernière et avant même que je commence à écrire, toutes les photos étaient sur Twitter et Facebook… moi, je vais sortir le samedi suivant. Je ne peux pas appeler ma pigiste pour lui demander d’aller couvrir ça. Ça me donne rien de la payer 50 piastres pour une info qui aura été exposée par des journalistes citoyens.»

Formation aux médias

Et si le salut passait par l’éducation des citoyens, se demandent plusieurs personnes rencontrées lors de la tournée. Car mieux formée, la population serait plus à même de faire la différence entre la nouvelle et l’information.

«On devrait développer l’esprit critique des élèves et des étudiants, affirme le député fédéral NPD François Choquette, rencontré à Drummondville. On ne permet pas aux jeunes de réfléchir, de se demander si cette démocratie-là est bonne. Est-ce qu’on peut la réformer? Est-ce qu’il y a d’autres démocraties différentes ailleurs? Dans ce cadre, c’est certain que la formation aux médias et au rôle du journaliste aurait sa place.»

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